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Hotel Management

L’hôtellerie se met au vert

Chaudière à bois, poubelle de tri dans les chambres, produits locaux privilégiés en cuisine, robinetterie à débit modéré: Du gîte au palace, l’hôtellerie affiche de plus en plus sa fibre écologique.

« Notre métier étant fortement consommateur d’eau, d’électricité et émetteur de déchets, notre objectif est de limiter notre impact sur l’environnement et de diminuer considérablement nos émissions carbone », explique Bernard Granier, directeur général de Concorde Hôtels et Resorts (palace parisien Le Crillon, Martinez à Cannes, hôtels Concorde, etc).

Le très chic Fouquet’s à Paris, qui a réalisé son bilan carbone, met en avant son objectif de réduction de ses émissions de co2 de 20% à l’horizon 2020. Ses clients peuvent aussi utiliser une voiture hybride ou un « e.solex », propulsé par un moteur électrique.

Au Bristol, un déshydrateur thermique traite les déchets des cuisines, restaurant trois étoiles compris, pour obtenir de l’eau réutilisable pour laver le sol et de la matière sèche –qui devient un engrais– le tout diminuant en plus fortement le transport des déchets.

Le haut de gamme n’est pas le seul à aller plus loin que la mise en place d’ampoules basse tension ou le non remplacement quotidien des serviettes de toilettes ou des draps.

Temmos, qui compte 5 hôtels trois et quatre étoiles dans les Alpes, oeuvre pour que tous ses établissements reçoivent l’Eco-label européen et le label international Green Globe.

Pour le Fonds mondial pour la nature WWF, toute démarche verte est « une bonne chose à condition qu’elle soit cohérente et pas seulement commerciale », explique à l’AFP Mohend Mahouche, spécialiste du tourisme au sein de l’organisation écologiste.

« Le bilan carbone est un bon outil d’évaluation mais il faut voir comment il est réalisé, s’il intègre par exemple le transport des clients surtout quand vous accueillez 90% d’étrangers venant de loin », renchérit la directrice des partenariats entreprises de WWF Julia Haake.

« Le développement durable aujourd’hui est un élément discriminant positif » pour les hôtels, souligne pour sa part Olivier Petit, associé du cabinet Deloitte. « D’ici cinq ans, cela ne le sera plus. En revanche, ne pas s’inscrire dans cette démarche sera un facteur de discrimination négatif » vis à vis des clients.

Face au succès rencontré, le nombre d’éco-gîtes du réseau Gîtes de France a doublé en un an pour atteindre la centaine tandis que plus de 200 projets sont en cours.

« L’hôtellerie connaît une vraie accélération dans ce domaine depuis trois ans », estime Philippe François, mais il reste encore du chemin à faire: les hôteliers pensent généralement que se montrer vertueux en matière écologique impose de gros investissements. « Or, 80% des solutions en la matière ne coûtent rien car il s’agit de gestes et d’attitudes qui suffisent à dégager de la rentabilité financière, environnementale, sociale et d’image », estime M. François

De Dominique AGEORGES (AFP)

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