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Hotel Management

Scission du groupe Accor: nom de code « New Services »

Le conseil d’administration d’Accor a opté pour la mise en oeuvre la plus rapide du projet de scission du groupe hôtelier et de services. Les actionnaires seront réunis le 29 juin pour se prononcer. En cas de feu vert, la cotation de la nouvelle entité services débutera début juillet. L’ex-pôle services reprendra à son compte 25 % de la dette du groupe.

L’opération, dont les grandes lignes ont été dévoilées le mercredi 24 Février, avec la publication des résultats annuels pour 2009, marqués par une perte nette de 282 millions d’euros – en raison d’importants éléments exceptionnels (lire ci-dessous) -, sera en effet effective dès le 29 juin, si les actionnaires en sont d’accord.
Le calendrier définitif, approuvé mardi par les administrateurs, prévoit une convocation d’une assemblée générale mixte à cette date et, en cas de feu vert, une première cotation de la nouvelle société pour les services – son nom reste à déterminer, Accor SA restant l’apanage du groupe hôtelier recentré -début juillet sur Nyse Euronext. L’information a été bien accueillie par la communauté financière et a alimenté la hausse du titre Accor, la valeur gagnant 1,74 % à la clôture, à 37,10 euros. Pour mémoire, le PDG, Gilles Pélisson, avait indiqué à la mi-décembre – le conseil avait alors validé « la pertinence » de la séparation -, que la réunion des actionnaires se ferait « au mieux » en juin.

Comme attendu, la scission, qui passe aussi par une consultation des emprunteurs obligataires, se fera par l’attribution des actions de la société nouvelle – qui regroupera les filiales services d’Accor -, à raison d’une action pour chaque action Accor SA détenue. Au passage, il a été rappelé hier que l’actionnaire de référence, le duo Colony-Eurazeo, détenteur de près de 30 % du capital, restera actionnaire des deux entités séparées avec un engagement de conserver ses participations jusqu’au 1 er janvier 2012.

Nom de code « New Services »
Le maintien d’Accor SA dans le CAC 40 dépendra du conseil scientifique chargé de la composition des indices d’Euronext. Gilles Pélisson a bon espoir que le groupe recentré sur l’hôtellerie demeure dans l’indice de référence, compte tenu de sa taille dans son secteur. Quant à « New Services », nom de code de la nouvelle entité pour les services et numéro un mondial de son secteur, « on peut espérer qu’elle entre un jour au CAC 40 ».

Outre le calendrier définitif de l’opération, les administrateurs ont scellé le très sensible partage de la dette, l’objectif étant de donner une structure de capital adaptée à chacune des deux entreprises et de leur permettre de viser la meilleure notation possible : Strong Investment Grade pour les services, Investment Grade pour l’hôtellerie. Dans ce cadre, « New Services » détiendra in fine une dette nette de 400 millions d’euros sur un total de 1,6 milliard au 31 décembre, 1,2 milliard restant donc logé dans Accor SA.

Pour le groupe recentré sur l’hôtellerie, il s’agit d’une position pour le moins de courte durée car l’objectif de notation implique « un désendettement total dès 2011 » avec la poursuite de sa politique de cessions d’actifs immobiliers et d’actifs non stratégiques, dont la participation de 49 % dans la société de casinos et d’hôtels de prestige Groupe Lucien Barrière, dont Accor SA doit sortir dès cette année (lire encadré).

Concernant la vente de l’immobilier hôtelier, il a été précisé hier que, sur la période 2010-2013, 450 hôtels sont à céder sur un parc de 1.600 en propriété ou location fixe, ce qui représente un impact en termes de dette nette retraitée de 2 milliards. Pour 2010, un montant de 450 millions est visé, sachant qu’il est déjà atteint à hauteur de 25 %.

Ce processus de désendettement et de cessions est au coeur du nouveau modèle économique d’Accor qui se traduit aussi par un développement à moindre intensité capitalistique. Concentré sur l’Europe et les pays à forte croissance – les fameux BRIC, mais aussi le Maghreb -et l’hôtellerie économique, l’opérateur entend se doter de 35.000 à 40.000 chambres supplémentaires en rythme de croisière, d’où un recours marqué à la franchise. L’actuel numéro cinq mondial, avec 490.000 chambres pour 4.100 hôtels, veut être « dans les trois premiers à moyen terme », proclame Gilles Pélisson. Pour ce faire, des actions ciblées ne sont pas à écarter, a-t-il reconnu.

Selon un article des Echos de CHRISTOPHE PALIERSE,

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