Le blog de l'industrie hôteliere et touristique

Repositionnement d’un hôtel – la nouvelle solution ?

21 octobre 2009 · Laisser un commentaire

En cette période de crise, les notes de frais des entreprises se sont considérablement réduites, et les mots ‘luxe’ et ‘suites’ sont aujourd’hui bannis de leur vocabulaire. Du coup, certains hôtels parlent de se repositionner dans une nouvelle catégore Mais quels sont les enjeux d’un tel choix ?

À l’heure de la réforme du classement hôtelier en France ce sont surtout les dossiers de classement pour l’obtention d’une 5e étoile qui font parler d’eux.

D’après le bureau d’étude Smith Travel Research, les taux d’occupation des hôtels ont chuté de 57 % dans l’année, voire de 71 % en juillet aux Etats-Unis.

Certains cependant avaient anticipé cette modification de la demande. Ainsi, pour le directeur général Accor Hospitality Europe, Moyen Orient et Afrique Yann Caillère, “nous avons agi en amont, en mettant en place notre politique de redéploiement des marques” : “La plus concernée est évidemment Sofitel, classée 5 étoiles. Parmi les options que nous avons prises, il s’agissait soit de remettre au niveau des hôtels, le plus souvent issus de filiales, avec un cahier des charges précis associé à une augmentation des tarifs ; soit d’arrêter les contrats de management pour les hôtels où nous ne sommes pas propriétaires, ou encore de faire glisser certains hôtels sous la marque Mercure ou Pullman. Pour le groupe, ce travail de nettoyage et de repositionnement des marques est donc terminé et nous permet d’éviter le déclassement.”

Même tendance chez IHG où l’un des directeurs précise que “depuis avril 2008, IHG travaille au repositionnement de ses marques en France, avec pour objectif de se concentrer sur les marques Holiday Inn et Holiday Inn Express et d’éliminer progressivement Holiday Inn Garden Court”. Une façon, comme chez Accor, de tirer les prix vers le haut tout en stimulant le RevPAR.

Pourtant, le déclassement peut constituer une manœuvre stratégique. C’est ce que confirme Hilton, par la voix de son service communication qui précise que “les décisions se prennent au coup par coup, en fonction du marché, sachant que les normes ne sont pas les mêmes dans tous les pays”. “Ainsi, récemment, ajoute la même source, nous avons eu le cas du Hilton Vienne qui pour des raisons stratégiques a choisi de ne pas redemander son classement 5 étoiles. Et ce afin de rester dans le marché, sans éliminer aucun service de base.” C’est aussi le cas du groupe Starwood, qui semblerait, d’après certains médias (mais l’information n’a pu être confirmée ou infirmée), vouloir modifier le classement de certains de ses hôtels de prestige comme les St Regis, les W Hotels, ou les Sheraton. Cela peut aussi concerner des hôtels d’affaires qui souhaitent conserver l’essentiel de leur clientèle.

Ne pas mettre en péril son identité

La décision de déclassement n’en pas demeure moins loin d’être anodine. Avec la demande d’un classement inférieur, un nouveau processus se met en place qui peut à terme modifier totalement le positionnement de l’hôtel ainsi que son image. Avec, dans l’ordre :

• 1) Une baisse des prix publics, et donc une baisse du chiffre d’affaires. Sorti de son modèle économique initial, l’hôtel pourrait avoir de sérieuses difficultés à rembourser ses investissements.
• 2) Un changement de clientèle : celle-ci n’est plus la même en 3 étoiles qu’en 4 ou en 5.
• 3) Une diminution des services proposés, et donc de la qualité de services.
• 4) Et enfin, une modification de l’image de marque de l’établissement.

Pour certains hôteliers, on peut difficilement “remettre en question ce que l’on a mis si longtemps à construire”, déclare Michel Stalport, chez Rezidor, même en temps de crise. “Il faut environ trois ans pour construire une identité”, conclut-il.
Comme le soulignait récemment le bureau d’études Smith Travel Research, la décision de se faire déclasser peut permettre de réduire les services pour conserver du cash, ou encore de s’adapter à la clientèle. Mais décider en temps de crise est risqué. Ceux qui ont adopté une stratégie en amont devraient logiquement mieux s’en sortir. Le risque est donc limité d’assister à un raz-de-marée de déclassement dans les mois qui viennent

Selon un article du 12 octobre de l’Hotellerie par Évelyne de Bast

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ACCOR _ Activité hôtelière Septembre 2009

16 octobre 2009 · Laisser un commentaire

Selon le communiqué de presse du 15 Octobre 2009, le chiffre d’affaires du groupe Accor est en baisse de 8.2% en données comparable. Ci-dessous des précision sur les chiffres de l’activité hôteliere:

A fin septembre 2009, le chiffre d’affaires de l’Hôtellerie s’établit à 3 891 millions d’euros, soit un recul de -9,9% en données publiées. Ce chiffre prend en compte les éléments suivants :

• Les effets de la politique de développement du Groupe avec notamment l’ouverture de 18 700 chambres à fin septembre 2009, attestant de la dynamique de développement, et l’intégration de l’hôtellerie Orbis (impact de 75 millions d‘euros) qui contribuent positivement au chiffre d’affaires à hauteur de +3,5% ;
• L’effet négatif de -2,0% de la cession d’unités hôtelières dans le cadre de l’adaptation des modes de détention hôteliers (stratégie d’ « Asset Right ») ;
• Les effets de change qui pèsent négativement pour -0,8% ;
• La diminution du chiffre d’affaires à périmètre et taux de change constants de l’Hôtellerie à hauteur de -10,7%.
Le chiffre d’affaires du troisième trimestre s’élève à 1 357 millions d’euros, en recul de -10,4% en données publiées par rapport au troisième trimestre 2008, et de -9,3% en données comparables.

Hôtellerie haut et milieu de gamme
Dans l’Hôtellerie haut et milieu de gamme, la diminution du chiffre d’affaires, en cumulé à fin septembre, est de -12,0% en données publiées et -12,2% en données comparables.
Le chiffre d’affaires du troisième trimestre 2009 est en recul de -10,1% en données comparables. La détérioration moins forte de l’activité au troisième trimestre par rapport au deuxième trimestre est liée à l’effet positif de la modification du mix clientèle au cours de l’été, la clientèle loisirs représentant près de 54% des clients sur la période (contre 36% au premier semestre).
En France, la Province (RevPAR : -5,8%) résiste toujours mieux que Paris (RevPAR : -17,1%).
Au Royaume-Uni, contrairement à la France, l’activité à Londres (RevPAR : -6,0%) est plus résistante qu’en Province (RevPAR : -16,4%).

Hôtellerie économique
Le chiffre d’affaires cumulé à fin septembre de l’Hôtellerie économique diminue de -7,2% en données publiées et de -6,8% en données comparables,
Le troisième trimestre 2009, dont le chiffre d’affaires diminue de -5,8% en données comparables, confirme, comme lors des deux trimestres précédents, une résistance du segment, notamment grâce à la bonne performance relative de la France (-2,5% en données comparables).
En France, la Province (RevPAR : -1,9%) résiste toujours mieux que Paris (RevPAR : -8,0%).

Alors que la branche “Service Prépayés” du groupe Accor dégage une progression de 3.6% sur la même période (contraitement au -10,7% de la branche hôtellerie), la question de la séparation des activités du groupe reste toujours d’actualité.
Compte tenu de la profondeur et de la rapidité des changements à venir, la transformation et le développement des deux métiers vont être accélérés. Dans ce cadre, le Conseil d’Administration a approuvé, dans sa séance du 26 août, la proposition de Gilles Pélisson, Président-directeur général, de lancer l’étude de la pertinence d’une séparation des deux métiers en deux entités autonomes, ayant leur stratégie propre et les moyens de leur développement. Affaire à suivre….

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JO 2016 – Rio de Janeiro : la victoire des valeurs de l’olympisme… et la défaite du lobbying.

6 octobre 2009 · Laisser un commentaire

Le Comité international olympique (CIO) a choisi vendredi dernier à Copenhague d’ouvrir son terrain de jeu à l’Amérique du Sud en prenant le risque d’accorder les JO de 2016 à une ville, Rio de Janeiro. Il s’agir d’une victoire des valeurs de l’olympisme et d’une défaite du lobbying.

En élisant la métropole carioca, dont le dossier a longtemps été regardé avec condescendance par ses rivales et beaucoup d’observateurs du milieu olympique, les membres du CIO ont d’abord suivi la requête d’un pays-continent formulée par son président, Luiz Inacio Lula da Silva: le droit de l’Amérique du sud d’accueillir les premiers Jeux de son histoire. La troisième tentative olympique en 12 ans, a fait d’autant plus d’effet que se présentaient, en face, trois grandes villes rassurantes de pays ayant déjà organisé les Jeux.

Au moment de choisir entre l’audace et la sécurité, les Olympiens n’ont pas hésité, attribuant 66 votes à Rio contre 32 à Madrid lors de la finale et surtout, éliminant aux deux premiers tours Chicago, puis Tokyo, toutes deux un temps favorites du scrutin. La lutte finale contre Madrid et son leader Juan Antonio Samaranch fut stratégique…

Philosophiquement, il n’est pas loin d’évoquer le choix de Moscou, en 1980, ou de Pékin, pour les JO-2008, deux villes que le CIO avait privilégiées dans l’espoir de contribuer à l’ouverture de leur pays sur le monde.

Car, si le Brésil est un pays largement ouvert, il est en revanche à la recherche de moteurs pour stimuler les nécessaires changements de sa société. Avec 15 milliards de dollars de budget prévu hors JO (soit environ 5 fois plus que les autres candidates), Rio compte en effet profiter des Jeux pour se transformer.

“Nous allons changer les bidonvilles en banlieues, changer nos mentalités, donner une chance à la jeunesse et les JO seront un accélérateur” avait promis Lula lors de sa première conférence de presse à Copenhague.

Au-delà de ces projets Rio va devoir, en vue des JO et de la Coupe du monde de football qu’organisera le Brésil deux ans plus tôt, construire des hébergements temporaires qui seront transformés en logements sociaux, rénover des routes, moderniser ses systèmes sanitaires, régler, si cela se peut, le problème de l’insécurité.

Et surtout revoir de fond en comble un système de transports archaïque dont la refonte est rendue d’autant plus nécessaire que le projet olympique de Rio est le plus éclaté des quatre projets qu’avait à départager le CIO. Les sept ans qui séparent Copenhague des JO de 2016 ne seront pas de trop. Mais les plans marketing pour séduire les sponsors locaux sont déjà prêts à être lancés. Rio ne doutait pas de sa victoire, mais nous un peu…

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JO 2016 – Les villes candidates aux Jeux Olympiques 2016

2 octobre 2009 · Laisser un commentaire

Le comité international olympique (CIO) désignera aujourd’hui (18h30 heure française) la ville qui accueillera les Jeux Olympiques en 2016. Quatres candidats pour la candidature des JO 2016:

JO 2016 MADRID

Budget prévisionnel: 2,7 milliards pour les JO, 3,4 milliards en dehors.

Les points forts:
- Une candidature “compactée” sur deux sites.
- Un budget modeste, les trois quarts des infrastructures étant construites.
- Un très fort soutien populaire.

Les points faibles:
- Le fait que les JO 2012 auront lieu à Londres, et que le CIO observe depuis soixante ans une règle tacite de rotation des continents.
- Le manque de volonté de l’Espagne en matière de lutte anti-dopage.
- La polémique qui a opposé le comité organisateur à celui de Rio (dont la candidature a été jugée par un dirigeant la “pire” des quatre), et qui a débouché sur des excuses publiques des Espagnols

JO 2016 CHICAGO

Budget prévisionnel: 3,8 milliards de dollars pour les JO, 1,03 milliard en dehors.

Les points forts :
- La présence à Copenhague de Barack Obama, qui a vécu à Chicago et dont l’épouse est originaire de la ville.
- Le soutien plus ou moins explicite de partenaires américains du CIO (McDonald’s, Coca-Cola, NBC…).
- Chicago (et les Etats-Unis) est un marché exceptionnel pour les sponsors
- La compacité des sites de la compétition.

Les points faibles :
- Un soutien financier du gouvernement très incertain.
- Le souvenir plus que mitigé des derniers Jeux organisés aux Etats-Unis, à Atlanta en 1996.
- La polémique sur la sécurité ( avec notamment la publication mercredi d’une vidéo enregistrée sur un téléphone portable, montrant le meurtre d’un jeune lycéen de la ville par une bande d’adolescents)

JO 2016 RIO DE JANEIRO

Budget prévisionnel: 2,82 milliards pour les JO, 14,4 milliards (un record) en dehors.

Les points forts:
- Le fait que les Jeux puissent être attribués pour la première fois à une ville d’Amérique du Sud, avec l’argument du développement de la ville.
- L’organisation en 2014 de la Coupe du monde de football, test grandeur nature
- Un très fort soutien populaire

Les points faibles:
- La topographie des sites la plus éclatée des quatre candidats.
- Des problèmes d’environnement, de sécurité, de logement et de transports qui restent importants.

JO 2016 TOKYO

Budget prévisionnel: 3,1 milliards pour les JO, 3,1 milliards en dehors.

Les points forts:
- Le dossier techniquement et écologiquement le plus au point, selon les experts.
- Le soutien financier assuré du gouvernement local.
- La valorisation de l’héritage des Jeux de 1964, avec la rénovation d’installations de l’époque.

Les points faibles :
- Quelques difficultés de communication avec le CIO.
- Un soutien populaire hésitant.
- Le fait que l’Asie aura eu les Jeux seulement huit ans avant, avec Pékin 2008.

La décision du CIO sera dévoilée après un grand oral de chaque ville et un vote. Les 106 membres du CIO sont appelés à voter, à l’exception du président Jacques Rogge (sauf en cas d’égalité au dernier tour) et des citoyens des pays encore en lice. Il faut une majorité absolue pour être élu (ou une majorité relative en cas de scrutin à deux), la ville ayant obtenu le moins de voix étant éliminée à chaque tour. Le scrutin est parfois extrêmement serré -Londres avait battu Paris de quatre voix en 2005, et Sydney avait vaincu Pékin de deux voix en 1993- et cela pourrait encore être le cas, Rio et Chicago faisant figure de favoris et les deux autres de bons outsiders.

En résumé, si les valeurs de l’olympisme sont respectées, la ville choisie sera Rio…et si les valeurs du capitalisme sont respectées, la ville choisie sera Chicago… Notre coeur est au Brésil…réponse à 18h30 aujourd’hui

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Hotel Shangri-La lance un blog de recrutement

1 octobre 2009 · Laisser un commentaire

A voir demain Vendredi 2 Octobre !!

L’hôtellerie de luxe entre dans l’ère du web 2.0. En effet, l’hôtel Shangri-La Hotel Paris met en ligne à partir du Vendredi 2 octobre 2009 un blog dédié aux ressources humaines. L’objectif annoncé est de recruter 400 encadrants et employés pour son ouverture prévue à la fin du printemps 2010. Outre la mise en ligne des offres d’emplois, ce blog (www.areyoushangri-la-paris.com) élaboré par l’agence Hoosta, spécialiste du «Web Strategy» dans l’hôtellerie de luxe, permettra de déposer CV et lettres de motivation, et proposera aussi des renvois sur les réseaux numériques Twitter, Facebook, Viadeo et LinkedIn.

C’est une véritable «première» dans l’hôtellerie française. Pour exemple,aux Etats-Unis, 30% des recrutements passent par les réseaux, cette proportion n’est que de 10% en Europe, et 3% en Asie.

Comme certains le savent, “Shangri” signifie “paradis”… A travers ce blog, l’hôtel entend mettre la main sur des candidats capables de véhiculer les valeurs de la chaîne Shangri-La Hotels & Resorts, le plus gros groupe hôtelier de luxe en Asie-Pacifique et au Moyen-Orient (65 établissements, 38 en construction).

Aujourd’hui, le patron de l’établissement Alain Borgers et son équipe dirigeante une dizaine de personnes – sont sur le pont pour accueillir l’afflux de candidatures via le blog. «5.000 peut-être la semaine prochaine», avancent-ils… Lorsque les recrutements auront été réalisés, le blog se transformera en outil interne.

Nous attendons des commentaires sur ce nouvel outil de recrutement….Ouverture dés demain !!

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